Retour sur la Soirée Rentrée Littéraire 2016 de Librest

Jeudi 01 septembre 2016 au Théâtre de la Bastille : rendez-vous des passionnés de livres avec un groupe d’auteurs qui font parti de la rentrée littéraire 2016.

La nouvelle formule a permis de pouvoir commencer à l’heure et surtout de donner à chaque auteur le même temps pour présenter son livre au public et permettre ainsi plus d’échanges après les présentations.

Continuer_Laurent Mauvignier

Continuer_Laurent Mauvignier

L’histoire : une mère célibataire, qui souhaite faire face à la déchéance de son fils adolescent, décide de partir avec son fils dans un voyage en Asie Centrale.

Pourquoi l’intrigue se déroule au Kirghizistan ? L’auteur s’est inspiré d’un article dans Le Monde où un homme a emmené son fils au Kirghizistan pour une randonnée. Du coup, il a gardé cette trame alors qu’il ne connaît ni ce lieu ni les montagnes.

La figure de l’adolescence se retrouve dans tous ses livres depuis 20 ans : c’est une fascination pour lui où l’adolescent à une grande place dans ses recherches.

Comment cohabiter avec la personne qui est à la fois à la plus proche de nous et qui peut nous être étrangère ?

 

La suture_Sophie Daull

La suture_Sophie Daull

Livre sur la grand-mère de Camille (Camille fut le thème du premier roman de l’auteur qui a eu le prix Lire 2015) qui est décédé prématurément à 45 ans (l’auteur avait 20 ans à cette époque). Dans ce livre, l’auteure permet à sa mère et à sa fille de se rencontrer.Elle va faire le tour de la France avec peu d’éléments sur le passé de sa mère pour apprendre à mieux la connaître (d’où la couverture en forme de puzzle et beaucoup de trous où les passages ont été inventés).

Ecriture poétique avec de fortes émotions.

Sens du titre ? Coudre ensemble les deux mortes qui ne sont pas rencontrées. Elle leur offre un roman pour qu’elles puissent faire connaissance. Le point de suture est un point de réparation…Enquête généalogique avec une sonorité musicale tout au long du livre.

 

Le bal mécanique_Yannick Grannec

Le bal mécanique_Yannick Grannec

 

Grande fresque qui nous emmène dans le monde artistique avec pour réflexion : qu’est ce que la transmission ?

L’auteure a décidé de mettre en lumière l’école de Bauhaus où elle y a étudié « c’était un eldorado artistique entre deux siècles ». Donc, cette période fondamentale pour l’auteure lui a permis de créer un véritable jeu de pistes entre des tableaux et artistes réels et inventés.

Ce livre est un tableau cubiste analytique sur la vision du monde et de l’art.

 

 

Fraternels_Vincent Borel

Fraternels_Vincent Borel

 

Livre positif et enthousiaste qui parle de chacun d’entre nous sur ce que nous sommes et ce que nous serons. Sa source d’inspiration ? la revue de presse quotidienne avec des articles qui l’ont marqués ou surpris (addictions au smartphones, réseaux sociaux…). Son humour et cette veille presse lui ont permi de créer ses personnages.

D’où est venu cette envie d’écrire ? Un soir vers 23h elle est dans la rue et elle voit les individus qui regardent leur téléphone, ils ne se regardent pas entre eux, ils ne font pas attention au paysage et au ciel. La société a une servitude volontaire aux technologies. Si un jour il y a un arrêt des technologies, comment ferions-nous ?

 

 

Desorientale_Negar Djavadi

Desorientale_Negar Djavadi

Tout part d’une salle d’attente où la narratrice est en dernière phase de l’insémination artificielle. Cette longue attente lui permet de se souvenir de sa famille (dynastie familiale). Particularité de l’auteure, tous les membres de la famille sont numérotés de 1 à 6. A travers cette famille, on découvre l’Histoire de l’Iran, l’exil, l’arrivée en France, la lourdeur du passé, le rock…On navigue entre le présent et le passé sans jamais s’y perdre.

L’auteure a écrit ce premier roman afin de raconter ce qui s’est passé en Iran au delà du nucléaire, du voile et de toute l’information qui est communiquée en France : pays progressiste qui était une exception dans l’Orient. Ce roman met en avant la Constitution de la République Islamique et l’évolution de la maternité.

Titre ? Clin d’oeil à tous les orientaux à qui ont demande : es tu un oriental alors que tu ne vis plus en Orient ? Comment défendre ses origines alors que l’on ni vit plus dedans ?

Les visages pales_Solange Bied-Charreton

Les visages pales_Solange Bied-Charreton

 

Satire Sociale de la haute-bourgeoisie et d’une famille face à un héritage avec la vente du domaine familial pour couper avec le passé du grand-père décédé. Le souhait de l’auteur est de montrer que dans cet environnement social, les individus ont les mêmes questions que nous : est ce que je vais rester en couple toute ma vie ? Est ce que je vais réussir ?

Parler de l’amour dans toutes ses étapes et tous ses états d’âmes a été pour l’auteure le plus important pour elle.

 

 

 

 

Le garçon Marcus Malte

Le garçon Marcus Malte

 

1908, un garçon de 14 ans qui n’a pas de nom se retrouve sans parent (i n’a connu que sa mère jusqu’à son décès) et il va aller à la rencontre de la civilisation et du monde. L’auteur nous fait suivre ce personnage sur 30 ans : quête de savoir ce que c’est un homme, une population civilisée.

Pourquoi pas de nom ? Pour le rendre encore plus vierge.

Sa mère a accouché seule, pas de déclaration d’état civil donc pourquoi avoir un nom : identification obligatoire de la société or lui il est en dehors ça. La quête d’un nom va être aussi un parcours. Le personnage ne parle pas : belle exercice dans l’écriture pour expliquer ce qu’il est à travers de ses actes et non ses pensées.

 

Le grand jeu_Celine Minard

Le grand jeu_Celine Minard

 

Huit clos entre deux personnages et pleins d’animaux et insectes. Objectif : tenter l’autarcie et l’isolement. Changement complet de paysage par rapport aux précédents livres : plaine à la montagne.

Est-ce possible de vivre en autarcie ? Arrivons-nous à nous dicter nos propres lois ? Pouvons-nous trouver notre règle privée dans une nature très instable ? L’isolement est rompu par un moine qui se révèle être une soeur « personnage complètement barré ». L’ermite vient rompre l’équilibre très structuré de la narratrice.

 

 

ma part de gaulois_Magyd Cherfi

ma part de gaulois_Magyd Cherfi

 

 

Auteur qui s’est désisté le jour même …

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