Festival America – vendredi avec les émissions en direct de France Culture

Quelques photos de France Culture à l’Hôtel de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

France culture en direct de Vincennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emission La Grande Table sur France Culture en direct de l’Hôtel de ville de Vincennes 

Margarett Atwood adore mélanger les genres et ceci est une pratique très ancienne des écrivains (Shakespeare par exemple).

Est-ce que la symphonie de Mozart accompagne bien certaines scènes de votre trilogie surtout votre dernier ouvrage ? oui peut-être pour quelques scènes mais trop classique. Il faudrait une musique plus noire.

XIX siècle monde très utopique. XXème siècle la guerre a provoqué beaucoup de changement : il a été quasi impossible d’écrire de manière utopique. D’après elle, nous avons perdu nos croyances en l’utopie mais pourquoi pas développer cette pensée à nouveau (exemple recherche en l’immortalité).

Ecoute du précédent invité d’honneur de l’émission La Grande Table: Richard Ford évoquant le Canada.

Canada est-il un pays merveilleux comme le dit Ford ?

Le Canada a ses problèmes comme tous les pays.

Aux Etats-Unis c’est le racisme et au Canada c’est le racisme vis-à-vis des amérindiens (communauté plus importante qu’aux Etats-Unis. Beaucoup de choses se sont mal passés et aujourd’hui ils se regroupent pour en parler et ils ont fait passés des lois pour se protèger => grande réussite de ce peuple face au gouvernement qui n’avait pas respecté ses traités « Ceci est notre honte ».

Le Canada apporte peu d’importance au changement climatique alors que ce pays a une réputation d’être gentil et très vert…

Que pouvez-vous nous dire sur la lettre signée par les écrivains en réponse à Amazon ?

La vraie question est comment transmettre l’écriture aux lecteurs !

Vous avez des milliers de followers quel est votre rapport avec la technologie ?

Son dernier chapitre est comme une prémonition de la fin du papier. Aux Etats-Unis, le pourcentage de livres électroniques a atteint 30 % puis a diminué pour se retrouver à 23 % donc cela signifie que les personnes sont revenus au papier !! Le papier est moins fatiguant pour le cerveau.

 

Emission France Culture : Les nouvelles Vagues avec Jami Attenberg

Lecture de la première scène sur Eddy du livre de Jami Attenberg « La famille Middleston.

Toute relation se reflète dans la nourriture et sa relation avec ses proches. « Quand j’ai écris le livre, j’ai tenu à regarder tous les membres de la famille qui observent Eddy. Avant de passer dans la tête d’Eddy, j’ai été dans celles des autres ».

Quand vous vous rapprochez d’Eddy est-elle différente du regard qu les autre ont sur elle ? « Oui elle est difficile à vivre mais on se sent très proche d’elle ». Elle est vraiment tombée amoureuse de son personnage, Eddy, en la découvrant de l’intérieure.

Avez-vous une vision américaine ou plus romantique ? « J’ai une vision française et romantique.

A la fin du livre vous remerciez un chercheur. Quel a été la part de recherche dans cet ouvrage ? Elle a fait beaucoup de recherches sur ses proches, sur la religion juive et les personnes qui ont migrées aux USA. Elle a travaillé en collaboration avec un médecin spécialiste du diabète, avec des obèses sur leurs relations avec la nourriture. Elle a eu un véritable souhait de sincérité et de vérité dans son ouvrage. Pour ses personnes ce qui est morbide c’est que la nourriture est leur unique joie jusqu’à la mort. Les femmes perdent leur féminité (achat de vêtements différents, regard des hommes différents) donc ils restent que la nourriture.

Sexualité et nourriture quelle relation ? Elle a essayé de montrer cette relation dans la scène où Eddy mange des bouchées de crevettes de manière très sexy. Elle a voulu la rendre sexy même à travers ce qu’elle mange. Beaucoup de sensualité dans la nourriture.

Lecture sur le premier rendez-vous entre Eddy et Richard. Est-ce que l’on sait ce qu’est une vie bien vécue ? C’est important de le voir dans certains événements de sa vie : mariage, enfant, équilibre familial. Dans le personnage de Richard, elle le déteste au début pour finir par l’apprécier à la fin : il croit en l’amour et il l’a cherché toute sa vie. Une vie bien vaincue c’est avoir cherché l’amour.

Pourquoi pousser les membres de cette famille à l’extrême ? Parfois on révèle ses qualités dans des moments difficiles et le message devient plus clair.

Vous êtes vous inspirés de personnages réels ? « Non mais un jour j’ai fait une lecture publique dans ma ville natale et ma famille, mes amis, mes parents se sont reconnus !  »

Question pour la traductrice : Pouvez-vous nous expliquer votre travail de traduction de cet ouvrage ? « C’est un style très différent difficile à restituer en français parce qu’il est basé sur l’oral et il y a de très longues phrases qui peuvent durer une page donc comment garder le rythme et restituer le ton. »

Que vous a appris votre échange récent avec l’auteur ? « Je l’ai rencontré hier et j’ai appris que le premier chapitre est en fait pas le premier. » Dans sa traduction, il a été difficile à traduire le chapitre 1 donc elle  a commencé par le chapitre 2 avant de revenir dessus pour le traduire. L’auteur a fonctionné de la même façon. Donc elle a vraiment suivie le raisonnement de l’auteur sans le savoir.

Vous remerciez un libraire de Chicago en particulier ce qui est plutôt rare aux USA ? « Le meilleur moyen pour arriver à écrire, il faut lire ». Elle y a travaillé et la communauté de lecteurs de cette librairie l’a aidé à écrire ce dernier livre.

Vous êtes aussi journaliste, quelle place est faite à la pensée intellectuelle ? Il y a de moins en moins de place à la pensée intellectuelle, à la critique de livres. La plupart des critiques sont maintenant passées sur Internet. La grande partie des pensées est sur le web et ça ne gagne pas d’argent.

Son mot de la fin : « Nous sommes des gens précaires guidés par la passion de la littérature ».

 

 

Soyez le premier à commenter