Critique « Winter » de Rick Bass

Winter de Rick Bass

Winter de Rick Bass

Nous rentrons progressivement dans l’hiver donc mon club a choisi de lire en amont de cette saison le livre « Winter » de Rick Bass.

Cet ouvrage autobiographique retrace le choix de vie de Rick Bass et Elisabeth, son épouse, originaire du Texas, de partir s’installer dans un coin reculé au cœur des montagnes du Montana au cours de l’été 1987, à Yaak. Cet environnement est l’opposé de ce qu’ils ont connu au Texas avec la chaleur et l’entourage. En effet, ils ont toujours rêvé de découvrir cette saison hivernale avec la neige, le silence et cet environnement aride sans téléphone sans électricité avec des voisins isolés et un saloon à une bonne demi-heure de route. Ce couple va plonger dans cette nature intacte à la fois magique et rude.

Ce couple d’artiste, Rick (écrivain) et Elisabeth (artiste-peintre) vont devoir apprendre comment survivre dans cet environnement sachant que passer un hiver dans cette région est synomyme d’intégration par la suite.

« Winter » retrace leur installation à l’automne dans une propriété où ils assurent le gardiennage (le propriétaire vient uniquement pendant la période de chasse) et leur premier hiver au cœur de cette vallée. Le lecteur découvre avec eux l’arrivée de cette saison (le froid, le comportement des animaux, la neige, la nature changeante) et leur quotidien : couper du bois sans cesse, avoir le sac de survie avec soi en voiture, faire attention aux canalisations, maintenir un peu de vie sociale pour survivre, le silence.

Cet ouvrage sous forme de journal de bord retrace les sept mois (septembre 1987 à mars 1988) de leur installation ce qui pour ma part donne une belle cadence et permet de le lire de manière fluide. Cependant, ce format apporte une redondance sur le quotidien : il coupe du bois et encore du bois et en parallèle il nous évoque la mécanique de sa voiture et les problématiques routières. J’ai compris l’importance de cette action quotidienne compte-tenu de son arrivée dans le Montana tardive et le côté vital d’avoir une voiture adaptée à l’environnement mais cela n’a pas attisé ma lecture. De plus, l’absence quasi-totale de son épouse m’a beaucoup gêné étant donné que c’est une expérience en couple j’aurai aimé plus d’écho dans le journal.

Le style m’a permis d’avoir une image photographique précise de l’environnement du Montana avec les grands espaces et la force de la nature qui prédomine sur l’homme. Ce journal à travers son écriture montre l’ambiance de cet environnement où l’homme s’adapte progressivement : la lenteur, la patience, l’apprentissage de cette nature et de soi-même ainsi que l’écoute de l’environnement.

La fin arrive trop vite parce que j’aurai souhaité connaître la fin de l’hiver voire une année complète.

Quel lecteur ? Passionné de nature ou citadin qui a pour rêve de vivre dans ce type d’environnement

Combien de temps pour le lire ? 1 semaine

Quelle note ? 2/5

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