Critique « Soumission » de Michel Houellebecq par Alain

Soumission_HOUELLEBECQ

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Aujourd’hui, premier jour du printemps, Alain prend la parole pour nous partager sa dernière lecture « Soumission » de Michel Houellebecq. N’hésitez pas à échanger avec mon invité du jour !

Michel Houellebecq de son vrai nom Michel Thomas nous offre sa vision de la France après les élections de 2022. Ce roman met en avant une civilisation vieillissante avec un changement rapide et important de notre République sans révolution. L’auteur sait nous tenir en haleine grâce à ses théories toujours bien pensées, ses fantasmes sexuels, ses personnages connus de tous (Pujadas, Coppet, Marine Le Pen,…) et ses descriptions précises en particulier des lieux. Cette fois-ci c’est le 13éme arrondissement, où il vit actuellement, devenu dans son ouvrage le quartier le plus sûr de Paris puisque sécurisé par les Chinois de pure souche.

Comme d’habitude tout est plausible en faisant un gros effort d’imagination. En 24 heures dans les rues, les femmes s’habillent toutes avec de longues blouses par-dessus des pantalons, les allocations familiales augmentent très fortement et elles arrêtent massivement de travailler ce qui entraîne un recule spectaculaire du chômage. La délinquance disparaît dans les quartiers sensibles. Les universités deviennent islamiques et les enseignants non musulmans sont mis à la retraite avec de confortables pensions. Et la cerise sur le gâteau: François BAYROU devient premier ministre.

Soumission est un divertissement agréable à lire. Ce sixième roman de Michel Houellebecq doit être lu, comme les précédents, comme une fiction récréative.

La note: 3/5 (bien mais peut encore mieux faire).

J’ai dévoré Soumission pour son côté visionnaire et incorrectement correct (ça c’est du Houellebecq qui s’ignore). Je l’ai apprécié également puisqu’il m’a appris l’organisation des universités, les bases de l’islam  (en particulier la polygamie) et le jeu des alliances politiciennes. Je le conseillerai à toute personne  curieuse et ouverte d’esprit en ayant toujours en tête que notre écrivain (poète à ses heures) n’est pas parole d’évangile.

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