Critique « Player One » d’Ernest Cline

Player One d'Ernest Cline

Player One d’Ernest Cline

Incroyable mais possible voici ma chronique sur un livre de science-fiction : « Player One » d’Ernest Cline.

Le lecteur est projeté en 2044 où les êtres humains vivent principalement sur l’OASIS, un monde virtuel où tout est réalisable. Les individus ont des interactions à travers ce monde virtuel (école, travail, achat, échange, loisirs) et dans la vie réelle ils sont sur des fauteuils avec des casques haptiques coupés de leur environnement. Nous nous retrouvons à partager la vie d’une jeune homme, Wade Owen Watts, 17 ans, qui vit dans une pauvreté extrême mais qui semble s’épanouir dans ce monde parallèle.

Lorsque le créateur de l’OASIS, James Halliday, décède sans héritier tout le monde découvre que celui-ci a prévu une chasse au trésor avec pour objectif d’atteindre l’œuf de Pâques et ainsi devenir l’administrateur de l’OASIS et surtout toucher toute sa fortune. Nous basculons dans le monde des premières consoles vidéos, de la musique et des films de cette époque qui rappellera beaucoup de souvenirs aux geeks comme moi. D’ailleurs l’OASIS pourra vous faire penser à World of Warcraft révélant une vision pas si lointaine que ça sur le futur.

Petite anecdote pendant la découverte de « Player One », Facebook a annoncé le lancement d’un monde virtuel où il est possible de créer son environnement virtuel avec son personnage pour échanger avec ses proches…Je vous assure que ma lecture a été encore plus dense.

Jusque là vous me direz d’accord c’est un pur produit de science-fiction donc comment j’ai réussi à le lire en entier et à l’apprécier au point d’en faire une chronique…Un point essentiel le côté visionnaire de l’auteur sur notre monde dans un peu plus de 20 ans avec des individus coupés de la réalité qui ne savent qu’échanger à travers des interfaces web (casanier et asocial dans la vie réelle), sédentarisés à l’extrême avec une école accessible à tous sans distinction vestimentaire, d’origine ou autre. Ce monde de l’OASIS montre très bien le clivage des riches et des pauvres avec des lieux inaccessibles à ceux qui n’ont pas les moyens, le pouvoir de quelques individus sur les autres. J’ai beaucoup apprécié l’environnement « réel » décrit par Ernest Cline : la société en 2044 est à la dérive avec un chômage qui a explosé, avec des individus qui se sont réfugiés en périphérie des grandes villes dans des bidonvilles de fortune, un lâcher-prise général des citoyens sur la vie en société et la réapparition de l’esclavage à peine déguisé.

Une lecture où le lecteur est immergé dans le livre rapidement avec un style littéraire simple.

Seul bémol pour ma part, suite à la découverte du premier portail, le ralentissement dans le rythme qui heureusement est de courte durée. Vraiment une belle découverte avec ce parallèle fiction et réalité. Un film à venir ?

Quel public ? Tout public

Combien de temps pour le lire ?

Quelle note ? 4/5

 

 

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