Critique « Marche ou crève » de Stephen King

Marche ou crève de Stephen King

Marche ou crève de Stephen King

Sous les conseils de David, j’ai lu « Marche ou crève » de Stephen King, publié en 1979 sous le pseudonyme de Richard Bachman.
Ce roman démarre avec au départ cent concurrents pour la « Longue Marche » du premier mai pour se finir avec un seul candidat. Le lecteur découvre au fil des pages que cette Longue Marche est pire qu’un marathon… oui il reste un candidat parce que les autres seront morts de fatigue physique ou mentale avec une balle dans la tête…d’où le titre « Marche ou crève », titre franc, clair et effroyable.

Ceci résume cet ouvrage majestueux qui m’a transporté de part l’écriture que j’apprécie de Stephen King et cette épreuve terrible où malgré tout de belles amitiés et un esprit d’équipe a permis à certains candidats de vivre cette expérience le mieux possible. Le gagnant se verra offrir tout ce qu’il souhaite jusqu’à son décès.

L’image de l’organisateur, ancien commandant froid de la Seconde Guerre Mondiale reflète l’intransigeance de cette époque et du monde militaire : lors de cette Longue Marche, le marcheur ne doit pas descendre sous la cadence de 6,5 km/h, ils doivent rester sur le chemin et pas dévier vers le public ou autre, pas d’entraide sans cela ils reçoivent un avertissement et au bout de trois avertissements le marcheur est abattu. Pour éliminer un avertissement, le marcheur doit marcher pendant une heure sans en recevoir d’autre. Par conséquent, les marcheurs ne peuvent jamais s’arrêter pour manger, faire leurs besoins, dormir : marcher jour et nuit sinon c’est la mort assurée.

Ce roman est finement mené avec des règles précises et le plongeon du lecteur dans cette horreur est rondement bien mené. Stephen King a finement rédigé ce livre pour que le lecteur s’habitue à cette vision macabre et inéluctable au point de se retrouver dans l’esprit de ses marcheurs qui petit à petit vont perdre toute notion de fatigue et de réalité.

A travers cet ouvrage, Stephen King met en avant cette Amérique obscène, militarisée où chaque année ses habitants parient sur celui-ci qui survivra en les encourageants lors de leurs passages entre différentes villes…

En résumé un livre dur qui ne tombe pas dans le mélodrame avec une réflexion philosophique des marcheurs sur la vie, la mort et surtout une escalade des émotions les plus effroyables jusqu’à son apogée.

Un grand merci pour ce beau conseil David !

Quel lecteur ? Public recherchant un ouvrage qui bouscule ses idées et ses émotions
Combien de temps pour le lire ? Six jours
Combien de pages ? 379 pages – Editions Le Livre de Poche
Quelle note ? 4/5

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