Critique « L’ours est un écrivain comme les autres » de William Kotzwinkle

L'ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle

L’ours est un écrivain comme les autres de William Kotzwinkle

Arthur Bramhall, professeur à l’université, a décidé de faire une année sabbatique pour écrire la copie d’un best-seller. Quand ce dernier brûle accidentellement avec sa maison, il se plonge avec plus d’entrain dans l’écriture d’un nouveau roman en y mettant toute son âme. Lorsqu’il achève l’ouvrage, il décide de le mettre dans une valise sous un arbre. L’ours va lui voler la valise où se trouve le manuscrit en pensant que l’humain a caché de la nourriture et il va surtout lui voler la vedette et sa vie d’écrivain. L’ours de la nature du Maine va tout d’abord se trouver un nom « tendance » pour le roman qu’il va présenter : une contraction de donut et corn-flakes pour donner Dan Flakes.

Cet ouvrage est une satire du milieu littéraire et médiatique du monde de l’édition à New York à travers le personnage de Dan Flakes : l’ours arrive à se faire passer pour un humain « limité mentalement » mais il est perçu comme le nouvel grand écrivain d’un best-seller par le le monde littéraire et les médias. Dan qui s’exprime peu parce qu’il ne comprend pas tout ce qu’on lui dit et qui est limité au niveau de la parole  va être « diagnostiqué par ce milieu comme une personne transparente, intelligente. William Kotzwinkle met en avant l’idiotie des individus, la superficialité du monde avec la création de toute pièce d’un « grand » écrivain basé sur le physique et l’interprétation de tout langage corporel et verbal au point de faire dire ce que l’on souhaite d’un ours. De plus, entre Dan et Arthur le lecteur se demandera qui sera le plus humain des deux, ou plus précisément lequel des deux sera humain d’après la société et ses codes.

La société de consommation est mise à rude épreuve avec un zoom sur la sur-abondance alimentaire : lorsque l’ours arrive dans le monde des humains, il constate que la nourriture est à disposition sans avoir besoin de chasser, sans aucun effort et à tout moment du jour ou de la nuit.

En conclusion, ce roman montre la superficialité des individus où tout s’achète et se consume sans dignité et valeurs morales.

L’entourage m’avait dit que c’est un livre hilarant, drôle et un moment de détente. A vrai dire, je n’ai pas du tout ce point de vue : au-delà de la belle satire du milieu littéraire et médiatique qui est très bien faite, je n’ai pas rigolé.

Quel lecteur ? Ceux qui n’ont pas mon humour

Combien de temps pour le lire ? 4 jours

Quelle note ? 2/5

 

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