Critique « Les suprêmes » d’Edward Kelsey Moore

Les suprêmes_Edward Kelsey Moore

Les suprêmes_Edward Kelsey Moore

Les suprêmes, trois jeunes filles noirs américaines qui vivent dans l’état de l’Indiana vont développer une amitié qui passera toutes les épreuves. Elles resteront les suprêmes jusqu’à ce qu’elles deviennent grands-mères. Ce surnom leur a été donné par Big Earl, un ami qui tient le restaurant où elles se retrouvent tous les dimanches après la messe de leur église respective depuis qu’elles se connaissent et par la suite avec leur mari.

Qui sont-elles ?

Elles ont la particularité d’avoir chacune connu une naissance remarquée… et d’avoir des caractères si différents que je me demande comment elles peuvent s’entendre aussi bien. En même temps c’est ce qui donne l’alchimie de ce trio. Odette est une battante et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Elle doit faire face à son cancer en fumant de la marijuana et surtout elle doit apprendre à vivre en voyant les fantômes de ses proches décédés. Tout un programme !

Clarice quant à elle est une femme qui doit supporter son mari infidèle et peu discret ainsi qu’une cousine et une mère envahissante !

Pour finir, Barbara Jean une femme très belle que la nature a gâtée et qui doit faire avec le passé sulfureux de sa mère qui a multiplié les conquêtes et qui était une alcoolique de renom. Barbara Jean suit l’exemple de sa mère d’un point de vue addiction à l’alcool depuis le décès de son fils Adam. La vie ne l’épargnera pas et elle gardera continuellement en tête le message de sa mère : ascension sociale à travers son futur mari pour s‘en sortir.

Cet ouvrage d’Edward Kelsey Moore nous transporte dans les années soixante où la ségrégation est encore perceptible dans les quartiers de cet Etat mais où quelques avancées ont lieu avec l’arrivée de promoteurs immobiliers qui vont changer la face des quartiers et les lois de la cour Suprême des Etats-Unis qui vont donner les mêmes droits à tout homme quel que soit sa couleur de peau, avancée où le chemin sera long et périlleux.

Les différents chapitres nous révèlent la vie d’aujourd’hui des suprêmes qui ont la cinquantaine et qui doivent faire face aux aléas de la vie. Ce fil conducteur est entre coupé de flash-back sur le passé des trois femmes qui nous révèlent au fur et à mesure la profondeur de chacun des personnages et surtout aussi de leur entourage.

Ouvrage décalé qui met en lumière la problématique raciale « Noirs / Blancs » de cette période aux Etats-Unis, les années folles, le nouveau monde avec un cheminement vers davantage d’égalité et de respect, les différentes églises et courant de religions, l’amélioration des conditions de vie qui passe par les promoteurs immobiliers et bien sûr les suprêmes et leur entourage qui donnent beaucoup de relief à cet ouvrage.

En résumé : très belle découverte !

 

Merci à Xavier et Charlotte pour m’avoir offert cet ouvrage et fait découvrir ce bel ouvrage !

Merci à Marjolaine dit Musy pour m’avoir conseillé de le remonter de ma PAL J

Tout lecteur 3 semaines 4 / 5

2 Commentaires

  • Répondre février 17, 2015

    Musy

    de rien ! Je suis contente de voir que tu as aimé ce livre!
    j’attends début mars pour te conseiller pour ta PAL!
    Bonne journée
    Musy

    • Répondre février 25, 2015

      Sandy

      Avec plaisir :-) tu me portes chance !

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