Critique « Le mépris » d’Alberto Moravia

Le mepris_A.Moravia

Le mepris_Alberto Moravia

Au cœur de l’Italie, l’auteur nous partage la difficile vie de couple et vie professionnelle de Richard. L’originalité de l’ouvrage provient de l’expression des sentiments, des pensées et des difficultés vécus par Richard. Hé oui avant Before et Grey, « le mépris » l’avait déjà fait !!

Nous découvrons cet homme perdu dans la période charnière de sa vie entre sa récente vie maritale avec Emilie et son orientation professionnelle qui s’éloigne de ses souhaits profonds. Richard est éperdument amoureux d’Emilie mais il se rend compte que celle-ci s’éloigne définitivement de lui progressivement.

Malgré ses efforts pour réaliser selon lui les souhaits de sa femme de vivre dans une belle maison avec l’obtention d’une voiture, celle-ci s’éloigne. Il doit faire face à la dette de ses acquisitions en acceptant de changer de métier en s’éloignant du théâtre et en devenant scénariste. Ce paradoxe dans son esprit va s’amplifier avec sa rencontre avec le producteur Battista, homme viril, opposé dans le caractère à Richard.

Cet ouvrage nous fait découvrir les codes sociaux de l’Italie, le monde culturel du cinéma et les méandres de la vie de couple.

Ce qui m’a plu est la partie artistique où se côtoie différents métiers (producteur, scénariste et metteur en scène) autour d’un grand ouvrage « l’Odyssée ». Le style littéraire de l’auteur et sa capacité à approfondir ses personnages nous font découvrir les complexités du métier de scénariste et, en règle générale, le lien entre l’argent et belle histoire pour réaliser un film profond qui couvre les investissements. De plus, le parallèle avec la vie de couple entre Ulysse et Pénélope ainsi que Richard et Emilie est intéressant et met en évidence le désamour et le mépris qui peut apparaître dans un couple.

N’étant pas fan des livres sentimentaux, je n’ai pas accroché à ce fil conducteur sur le jeune couple et le parallèle avec le monde de l’art.

Toutefois grâce à mon club de lecture cela m’aura permis de confirmer que ce style ne me convient pas même si j’ai pu apprécier les points ci-dessus ainsi que la personnalité de Richard ainsi que les traits de caractère de Baptiste et du metteur en scène allemand Rheingold. Le personnage d’Emilie est intéressant pour son côté secret et froid mais pour ma part ces éléments ont fait que je n’ai pas accroché.

Temps de lecture ? 5 jours

Pour quel public ? Tout lecteur appréciant les « romans sentimentaux »

Quelle note ? 2,5 /5

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