Critique « Le chameau sauvage » de Philippe Jaenada

Le chameau sauvage_Philippe Jaenada

Le chameau sauvage_Philippe Jaenada

Nouvelle lecture pour le club avec « Le chameau sauvage » de Phillipe Jaenada.

Halvard Sanz est un homme que l’on pourrait qualifier de malchanceux qui cumule les mauvaises expériences mais qui semble avoir un degré de naïveté qui le protège et lui permet de supporter des situations difficiles. Il rate tout ce qu’il entreprend et enchaîne les mauvais choix. Dès la première scène j’ai rigolé à découvrir ce personnage qui entraîne le lecteur dans les profondeurs de la défaite extrême.

L’élément déclencheur du cercle de malchance démarre, en fin de soirée, lorsqu’il prend son courage à deux mains et décide de porter secours à un homme qui se fait malmener dans la rue. Quiproquo de la situation c’est lui qui se retrouve au commissariat accusé par la victime. Tout s’accélère avec la très brève rencontre de Pollux Lesiak, la femme de sa vie, qu’il va chercher partout pour la retrouver et engendrer des situations cocasses.

Le début de ma lecture m’a fait sourire avec cette histoire loufoque et le personnage principal qui se retrouve dans un tourbillon d’évènement insolites. J’ai même eu l’impression de m’identifier à lui dans sa maladresse grâce au style de l’auteur et sa manière de conter : le lecteur pénètre dans les digressions et les pensées profondes d’Halvard Sanz. Malheureusement bien que l’auteur conte avec humour les péripéties d’Halvard, je n’ai pas trouvé de fil conducteur et le personnage a commencé à m’ennuyer : presque irréel de vivre autant de situations improbables et qu’il ne prend pas le dessus. J’avais envie de le secouer lorsqu’il restait serein dans des situations aberrantes.

Philippe Jaenada recourt beaucoup aux parenthèses avec des digressions interminables qui m’ont définitivement perdues même si j’ai été jusqu’au dernier mot de la dernière page de l’ouvrage. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire puis, par la suite, le style de l’auteur rend l’histoire molle qui reste en surface allant jusqu’à rendre pénible la fin de ma lecture où je n’appréciai plus l’humour. J’ai décidé de ne pas vous raconter mon explication de la fin et l’explication du titre en quelques lignes à la fin de l’ouvrage…cela a confirmé ma déception globale et je préfère vous laisser vous faire votre propre opinion.

Quel lecteur ? Un passionné de Philipe Jaenada

Combien de temps pour le lire ? plusieurs semaines pour ma part

Combien de pages ? 390 pages – Edition J’ai Lu

Quelle note ? 1/5

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