Critique « Le bouc émissaire » de Daphné du Maurier

Le bouc emissaire Daphné Du Maurier

Le bouc emissaire Daphné Du Maurier

Au coeur de la France, John, jeune professeur universitaire de l’Histoire de France en Grande-Bretagne, voit ses vacances s’achever dans la ville de Le Mans. John est dans une période de réflexion sur sa vie où il constate avec une certaine nonchalance qu’il vit seul, que ses élèves ne partagent pas sa passion et qu’il n’a pas de réel but.

Dans son errance mélancolique sur sa vie râtée, il se retrouve au comptoir d’un bar en réfléchissant à une possible retraite dans un monastère non loin d’ici. Quelle surprise lorsqu’un homme le bouscule et qu’il se retrouve face à son double parfait, Jean De Gué, comte français, qui se sent étouffer par une famille qu’il juge envahissante, un passé lourd, une affaire familiale où les dettes s’accumulent.

Tous deux s’observent : même corpulence,même regard, même apparence physique, même coiffure, même gestuelle, même voix…les jumeaux plus que parfait.

Pour se remettre de cette rencontre et « s’apprivoiser » davantage, ils vont boire un voire plusieurs verres ensemble pour finir par passer la soirée ensemble à partager chacun son vécu et sa vision de la vie.

Après un dîner bien arrosé, Jean propose à John d’échanger leurs vies mais devant la réticence de ce dernier, il le drogue, s’empare de ses effets et disparaît.  A son réveil, John se retrouve dans le pyjama de Jean dans un hôtel peu recommandable où il découvre le stratagème de Jean qui lui a laissé ses affaires et sa vie. John va se retrouver pris dans un tourbillon d’événement en se faisant passer pour Jean.

Ce qui m’a beaucoup plu depuis le début de l’ouvrage est la vision extérieure de John sur la vie de Jean de Gué et de ses proches avec la notion de poids du passé qui pèse tant sur les individus que cela les empêchent d’avancer. De plus, la psychologie de chaque membre de la famille vue à travers John est très intéressante. Chaque membre de la famille apporte du relief à l’histoire et je me suis attachée à chacun d’eux.

Malheureusement cet ouvrage m’aura déçu de part bien des points. Tout d’abord, les descriptions interminables comme l’eau s’écoulant sur la gargouille du toit ont rendu fastidieuses ma lecture voire m’ont fait perdre le fil de l’histoire. Puis, le côté tellement surréaliste de deux individus sans aucune filiation si identiques (l’un est anglais donc je continue à me questionner sur son français parfait avec les mêmes intonations) où presque tout le monde les confond sans jamais se rendre compte du subterfuge. Pour finir, le dénouement arrive avec une rapidité par rapport au reste de l’ouvrage et n’apporte rien que cela laisse le lecteur sur sa faim.

Quel lecteur ? Un inconditionnel des longues descriptions

Combien de temps pour le lire ? Au moins deux semaines

Quelle note ? 1,5/5

 

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