Critique « La veuve » de Gil Adamson

La veuve_Gil Adamson

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Gil Adamson, auteure canadienne, est très célèbre dans son pays pour ses nouvelles, ses deux recueils de poésie et bien sûr ses romans.

Grâce au Club de lecture (https://clubdeslectrices.wordpress.com/2016/01/17/club-de-lecture-du-17-janvier-2016/), j’ai découvert le premier roman de Gil Adamson « La veuve » qui parle d’une femme nommée très rarement par son prénom, Mary, qui comme l’indique le titre se retrouve veuve à 19 ans « par sa faute » et qui est en fuite dans les grands paysages du Canada. Pourquoi est-elle veuve volontairement ? Qu’est ce qu’elle fuit ? Quel sera son point de chute ? Ces questions sont les raisons qui m’ont fait tenir et qui m’ont poussé à terminer le livre.

Ce livre est un long descriptif du périple de la veuve qui lutte pour survivre avec ses grands moments de folie, d’hallucinations dans des paysages tellement bien décrit que l’on a une vision cinématographique de l’environnement montagneux hostile et froid. La première difficulté est d’attendre d’avoir lu 60 % du livre pour savoir pourquoi elle est veuve (j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire) et ma plus grande déception : la fin qui se joue en quelques pages et qui « frustre » complètement le lecteur. Après près de trois cent pages de description longue, en quelques pages toute la fin est révélée de manière brève là où justement on attendait du détail pour connaître le revirement de situation. Je ne rentre pas dans le détail pour éviter de révéler la fin.

Bref je suis vraiment déçue par la longueur de certains passages et le parcours du combattant de la veuve m’a épuisée. Par contre, je reconnais que Mary nous pousse à l’admiration pour son sang froid, sa force intérieure mais encore une fois le fait de l’appeler par son statut civil et le peu d’élément descriptif sur qui elle est laisse une distance qui pour ma part m’a gênée. Les flashbacks sur son passé contrastent beaucoup avec sa vie actuelle et ceci démontre comment une vie peu radicalement changée par une succession de choix et d’événements.

Je finirai sur une note un peu plus positive : les personnages secondaires qui vont ponctuer le périple de la veuve sont atypiques et attachants. En effet, au cours de cette course-poursuite à travers les Rocheuses de l’Alberta, Mary croise la trajectoire du Coureur des crêtes, un ermite haut en couleurs qui a réellement existé, d’un Indien crow, du révérend Bonnycastle, aux méthodes peu orthodoxes, d’un nain épicier. Auprès de chacun d’eux, elle apprend et se découvre.

 

Quel public ? Public averti habitué à lire de la littérature

Combien de temps pour lire le roman ? 8 jours

Quelle note ? 2,5 / 5

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