Critique « La chatte sur un toit brûlant » de Tennessee Williams

La chatte sur un toit brulant de Tennessee Williams

La chatte sur un toit brulant de Tennessee Williams

Aujourd’hui, je partage avec vous un autre style d’ouvrage proposé par mon club de lecture : une pièce de théâtre de Tennesse Williams « La chatte sur un toit brûlant ».

L’écriture de Tennessee Williams nous transporte dans le Sud des Etats-Unis au cœur du Mississippi au sein des grandes familles et de la mémoire de l’esclavage. Cette pièce de théâtre dépeint les tourments familiaux et en particulier la force de la femme, Margaret, pour prendre son destin en main face à des hommes qui ont lâché prise.

Ce huit-clos à lieu dans la chambre de Brick et Margaret dans la maison du patriarche lors d’un longue et très chaude soirée d’été où les tensions vont arriver à leur apogée et éclater sous le poids des non-dits. La famille s’est réunie autour du grand-père mourant où nous retrouvons la grand-mère, le couple Brick/Margaret, le couple Gooper/Mae avec « les monstre sans cou » ainsi que les domestiques et le médecin.

Tout tourne autour du couple Brick, fils alcoolique et nonchalant, et de sa femme Margaret, séduisante et frustrée. Le couple est dans une période très difficile où leur relation s’est complètement effondrée depuis le décès du meilleur ami de Brick, Skipper. D’ailleurs, Brick accuse sa femme de ce décès et celle-ci met en lumière leur relation très particulière sachant qu’elle souffre de sa relation non existante avec son mari et de la pression familiale sur les enfants. Margaret a pour surnom « la Chatte » et elle miaule tout au long de la pièce pour exprimer qu’elle souffre de l’inattention et du manque d’affection de son mari.

A l’opposé Gooper, fils aîné, a une famille nombreuse et il cherche à reprendre le domaine ainsi que le négoce familial en essayant d’amadouer le grand-père.
Le grand-père est le patriarche qui a mené sa famille ainsi que son domaine d’un main de fer mais touchant du doigt la mort il souhaite enfin pouvoir s’exprimer librement et montrer ses sentiments : il n’aime ni sa femme ni son fils Gooper avec sa famille et et Brick est son préféré malgré tous ses défauts. Il souhaite l’aider à reprendre le dessus pour le bien de tous.
La famille va s’entre-déchirer entre les cris, les mots violents, l’alcoolisme de Brick qui sombre progressivement et la détermination de son épouse.

Ce huit clos et la description de la maison en particulier la chambre est très visuelle et j’ai plongé dans cet univers. Cependant, les personnages sont détestables, les échanges et l’histoire ne m’ont pas emporté. Je pense que le style ne me correspond pas et peut-être que vous aurez un autre regard si vous appréciez les histoires de famille sur les héritages, les non-dits, l’auto-destruction, les couples qui souffrent (désir/rejet), l’amour et la haine.

Le seul personnage que j’ai davantage apprécié est celui du grand-père avec sa tolérance, son courage, sa force de caractère et son envie d’être entier et d’exprimer ce qu’il pense. D’ailleurs Tennessee Williams montre sa pensée moderne pour cette époque.

Quel lecteur ? Lecteur qui apprécie les pièces de théâtre et les histoires de famille dans les années 50

Combien de temps pour le lire ? Un peu plus d’une heure

Quelle note ? 2/5

 

 

 

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