Critique Hervé Commère « Ce qu’il nous faut c’est un mort »

Ce qu'il nous faut c'est un mort Hervé Commère

Ce qu’il nous faut c’est un mort Hervé Commère

Aujourd’hui, le dernier livre d’Hervé Commère « Ce qu’il nous faut c’est un mort » est paru !

Plusieurs vies de jeunes issus d’une petite ville, Vrainville, seront marquées à jamais et se retrouveront liées dans le futur dans un contexte économique tendu, c’est de la que part le livre et il m’a emmené très très loin !!

Le 12 juillet 1998, la France gagne la Coupe de Monde, événement national, qui a fait de l’ombre à d’autres événements qui ont eu lieu simultanément : en effet ce même soir, Marie a été violée chez elle, Vincent, Patrick et Maxime ont renversé une jeune fille qui restera handicapée à vie et un jeune homme rencontra celle qui deviendra sa femme au Mango, boîte de nuit à Vitry.

Puis on retrouve ces personnages vingt ans plus tard au sein de Vrainville avec comme fil rouge l’usine Cybelle, usine de lingerie, qui fait vivre les femmes des environs, le poumon économique de cette région. Cette usine a connu sa période glorieuse avec son créateur Gaston mais aujourd’hui elle est menacée de fermeture suite à une possibilité de rachat sous certaines conditions. C’est ce dernier point qui va faire basculer toute cette communauté qui s’est développée grâce à cette usine.

Entre le passé terrible de certaines personnes et l’actualité économique, Vrainville va flamber.

Avec « Ce qu’il nous faut c’est un mort », j’ai été littéralement accroché en allant de rebondissement en rebondissement. Pour moi, ce n’est pas un polar mais plutôt l’histoire de la vie des hommes : une entreprise familiale qui change d’âme en trois générations allant de sa période faste jusqu’à la crise ; un secret qui casse une belle amitié ; la solidarité exemplaire des couturières ; la dure réalité de l’économie (chômage, avocat pour dissoudre un CE et les avantages sociaux acquis avant un rachat…) ; l’idéalisme d’une vie enfant qui ne l’est plus en devenant adulte ; la peur de l’étranger. Vraiment ce livre est magistralement bien écrit où j’ai beaucoup apprécié la description du développement de la vie de Vrainville autour de cette usine, comment l’usine a renforcé cette petite ville mais aussi les descriptions détaillées de chacun des personnages et la manière dont l’enquête est menée par William jusqu’à la fin.

Excellente découverte grâce à 12-21 !!

Quel public ? Tout lecteur

Combien de temps pour le lire ? 1 semaine

Quelle note ? 4,5/5

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