Critique « Frankenstein » de Mary W.Shelley

Frankenstein de Mary W.Shelley

Frankenstein de Mary W.Shelley

Choix de mon club de lecture de lire pour la rentrée un classique « Frankenstein » de Mary W. Shelley.

Quelle fut ma surprise en débutant l’ouvrage, au point de me demander si je n’avais pas emprunté le mauvais
livre à la bibliothèque ! En effet, rien à voir avec l’image que j’en avais de Frankenstein ! Tout d’abord, Frankenstein
n’est pas le monstre mais le créateur du monstre et le livre n’est pas un roman d’épouvante mais un livre profond
sur la réflexion des êtres humains que nous sommes au sein de notre société ! Je vous passe les détails sur l’apparence du monstre qui est très différente dans le roman.

Mary W. Shelley provoque de la compassion voire l’envie de protéger ce monstre à travers son écriture dans les
sentiments que le monstre partage avec le lecteur : son incompréhension des hommes qui le rejette juste pour son apparence très différente des êtres humains et d’après eux si horrible qu’ils en ont peur et donc engendre des sentiments extrêmes à sa vue.

Un fait important dans ce roman est le choix de Frankenstein de ne pas donner de nom à sa création et
de le renier dès sa naissance. C’est deux points indispensable dans notre société d’avoir un nom et des parents « créateurs » vont dès le début porter préjudice à la psychologie du monstre.

J’ai particulièrement beaucoup apprécié la partie où le monstre découvre en accéléré ce que vit un enfant en plusieurs années : la lumière et les ombres, les couleurs, la vue, le goût, le touché (le feu réchauffe mais si tu le touches il brûle), l’agilité de son corps, les relations sociales. Passage qui apporte beaucoup de profondeur à l’ouvrage et qui permet au lecteur de mieux comprendre ce monstre au détriment de Frankenstein qui semble être un scientifique perdu, maladroit, indécis et qui fonce droit à sa perte.

Le monstre devient monstre et destructeur dès qu’il est rejeté par son créateur, son père, en exacerbant à sa manière son mal être.
Je dirai que le monstre dans le roman de Mary W.Shelley reflète ce que la société souhaite qu’il soit : il est à l’origine en apparence un monstre et dans son être une belle personne mais au contact de la société son fond se met à refléter son apparence du simple souhait de la société à son encontre.

J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, la fluidité dans l’enchaînement du récit de Mary W.Shelley.

Une très belle lecture !

Quel lecteur ? Tout public

Combien de temps pour le lire ? une semaine

Combien de pages ? 327 pages – Editions Les Classiques de Poche

Quelle note ? 5/5

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