Critique « Des amies de toujours » de Jennifer Weiner

Des amies de toujours de Jennifer Weiner

Des amies de toujours de Jennifer Weiner

Pour finir 2018 et commencer la nouvelle année, je voulais de la lecture légère et à la vue de la couverture « Des amies de toujours » de Jennifer Weiner je pensais viser juste : couverture rose avec des filles en mode pin-up  assises sur le capot d’une Cadillac également rose.

Une soirée d’anciens de promo qui vire au cauchemar suivi du retour de Valerie Adler chez son ex-meilleure amie Addie Downs, Jennifer Weiner commence très fort son roman. Val et Addie ne se parlent plus depuis un événement au lycée (à découvrir en lisant le livre) mais lorsque Val se retrouve dans une situation fâcheuse, elle ose franchir la porte de chez Addie pour demander de l’aide.

Addie était une jeune fille en surpoids qui adorait les sucreries et qui était/est très timide vivant au sein d’une famille aimante et de l’autre côté Val jeune fille débordant d’idées, un brin garçon manqué vivant avec sa mère qui ne se préoccupait pas d’elle. Voisines, elles vont se lier d’amitié mais l’adolescence et le manque d’attention vont secouer cette amitié. Elles se retrouvent à la trentaine où toutes les deux ont bien changé : Addie a fortement minci et elle vit dans la maison de chez ses parents travaillant à domicile des cartes de vœux qu’elles dessinent et elle a pour seule famille son frère, Jon, vivant dans un centre spécialisé. Quant à Val elle est miss météo sur une chaîne et elle devenue une bimbo matérialiste qui cache bien des secrets en réalité. La plus malheureuse n’est pas celle que l’on croit …

Ce roman ne serait rien sans Jordan Novick, jeune homme à la tête de la police et en charge de résoudre l’enquête de la tâche de sang avec la ceinture. Cet homme a eu le cœur brisé et tout en gardant sa douceur il va s’investir pleinement ans cette enquête.

Ce roman girly sur un fond de poursuites policières, d’enquêtes et d’aventures nous plonge au cœur des amitiés du lycée, des relations parents/enfants et de l’adolescence. Finalement, ce livre n’est pas si léger que ça hormis sa couverture. Jennifer Weiner a dessiné des personnages principaux profonds avec un lien peu joyeux qui a resurgi du passé. J’ai été déçue dans le sens où je recherchais un live léger mais au final si l’on change la couverture c’est un roman bien écrit avec des événements qui se succèdent, des personnages touchants et une belle morale : le pardon (blessure par des personnages dans le passé, actions non maîtrisées, ne pas être à la hauteur de ce que souhaite les proches) et la beauté intérieure n’a pas de prix et elle sera vue par ceux qui en sont également pourvu.

Quel lecteur ?Tout public

Combien de temps pour le lire ? Une semaine

Combien de pages ? 451 pages – Editions Pocket

Quelle note ? 3/5

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