Critique « Défaillance » d’Anders de la Motte – parution 17 septembre 2015

Défaillance_Anders de la Motte

Défaillance_Anders de la Motte

David Sarac, se réveille à l’hôpital dans un état où personne ne pensait qu’il sortirait vivant. Il a eu un accident de voiture dans des circonstances sombres. Au-delà de son état de santé fragile, il se rend compte qu’il a perdu sa mémoire principalement sur les deux dernières années lorsqu’il a travaillé au service des renseignements en tant que gestionnaire des indics.

Tous ses collègues et aussi les services internes veulent absolument qu’il retrouve la mémoire pour donner l’identité de son indic star, Janus. Ce dernier serait une personne haut placée dans les gangs qui auraient permis de belles opérations aux collègues policiers et donc à l’équipe de David. Aussi bien les policiers pour s’attirer la gloire ou détruire les preuves d’une organisation apas si légal qu’il en paraît que les gangs pour le tuer et espérer qu’il ne soit pas un traître de leur camp sont à la recherche de Janus mais David n’a aucun souvenir de qui il est.

Anders de La Motte nous entraîne dans la tête de David qui doit d’un côté reprendre des forces physiquement et mentalement et de l’autre côté faire la part entre la vérité et le mensonge (donc les amis et les traîtres). Sa quête démarre par le besoin de se mettre en sécurité pour essayer de comprendre les circonstances de son accident, qui il était, qui sont les personnes qui l’entourent. Ensuite, il cherche à se souvenir de son travail secret (la liste de ses contacts a disparu, son bureau était vide et son appartement retourné dans tous les sens).

Anders de la Motte nous entraîne dans ce jeu de piste intéressant qui perd de son intensité de deux manières :

  • L’histoire en parallèle du ministre de la justice qui n’apporte finalement pas grand-chose mise à part de montrer la complexité de la toile d’araignée : j’avais espéré une issue plus compliquée et intéressante. La seconde histoire en parallèle d’Atif revenu en Suède pour enterrer son frère et qui se rend compte qu’il a été dénoncé à la police par Janus : ce qui est intéressant c’est la méfiance du contrôle frontalier face à un homme qui rentre au pays mais ce qui est dommage c’est la fin plate de son enquête et les conséquences sur sa nièce et sa belle-sœur qui reste vague.
  • Le manque d’intensité sur la fin de l’ouvrage jusqu’à une fin très plate.

Les personnages de David, Nathalie (son aide-soignante), son ami et collègue Molnar sont très intéressants mais entre ces personnages principaux et les personnages secondaires j’ai trouvé que cela manquait de profondeur et que l’auteur aurait pu aller plus loin en détaillant davantage les actions de chacun et les liens.

Plongée au cœur de la Suède dans les méandres du renseignement, nous découvrons un autre visage de ce pays.

Bref, tout était réuni pour que cela soit un bel ouvrage de suspens mais pour ma part j’ai été déçue.

Combien de temps pour le lire ? 2semaines

Quel lecteur ? Amateur de romans policiers légers

Quelle note ? 2/5

1 commentaire

  • Répondre mars 20, 2017

    musy

    j’ai jamais lu de livre de cet auteur

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