Critique « Confessions d’un gang de filles » de Joyce Carol Oates

Confessions d'un gang de filles de Joyce Carol Oates

Confessions d’un gang de filles de Joyce Carol Oates

En direction pour emprunter le livre pour mon club,  mon regard s’est arrêté sur un autre livre de Joyce Carol Oates « Confessions d’un gang de filles » à ma bibliothèque.

Joyce Carol Oates nous plonge dans le monde de l’adolescence au sein d’un gang de filles, très rare pour l’époque où les gangs de garçons sont prédominants. Au sein du quartier ouvrier dans les années cinquante, cinq filles forment un gang, Foxfire, qui va avoir une renommée au-delà de leur quartier dans l’état de New York.

Foxfire rassemble cinq jeunes filles en perte de repère qui vont s’entraider pour le meilleur et pour le pire. La formation de ce groupe débute par un désinvestissement de leurs familles et la haine des hommes qui les entourent. Au début, elles vont agir comme « Robin des bois » en venant à la rescousse de femmes dans le besoin (battues, veuves…) mais progressivement elles vont déraper dans la délinquance, le chantage jusqu’à un point de non-retour.

Ce roman « Confessions d’un gang de filles » est sous forme de journal dont Maddy, surnom « Monkey » la narratrice et membre du gang, avait débuté ce journal pendant qu’elle faisait partie de ce groupe. Ce format est très original et il permet de ressentir l’engrenage de ce groupe et l’évolution de maturité de chaque membre du gang. Cependant, la principale difficulté est que le lecteur se perd dans les différentes périodes et la voix off qui raconte.

De plus certaines longueurs ont pesé dans ma lecture ce qui me pousse à relativiser mon regard positif que j’avais au début de ma lecture. En effet, être au cœur de la construction de ce groupe, en comprendre le fonctionnement et surtout la profondeur des personnages m’ont donné une perspective enthousiaste sur le bon tiers du livre.

En particulier, la meneuse du gang, Leggs est un personnage complexe, toxique et emblématique (dure, perdue, violente, féministe, vivant avec un père alcoolique et orpheline de mère). De plus, sa relation avec Maddy (orpheline de père et mère instable psychologiquement) apportait un regard assez profond sur cette époque de la société sexiste, raciste.

Cependant, les deux autres tiers du livre m’ont perdu avec trop de violences et d’allers-retours sans que j’arrive à comprendre le réel intérêt. Je pense que je suis passée à côté de ce roman dont pourtant j’aime l’écriture de Joyce Carol Oates.

Quel lecteur ? Lecteur appréciant les rédactions sous forme de journal

Combien de temps pour le lire ? Deux semaines

Quelle note ? 2/5

 

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