Critique « Le collier rouge » de Jean-Christophe Rufin

Le collier rouge_Jean-Christophe Rufin

Le collier rouge_Jean-Christophe Rufin

Dans une petite ville française après la première guerre mondiale, nous découvrons le caporal Morlac dernier prisonnier d’une caserne qui servit comme prison pendant la guerre. Surveillé par le gardien Dujeux qui lutte contre l’ennui et qui respecte scrupuleusement les ordres en vivant sur place et en n’osant pas sortir éloigner un chien qui aboi toute la journée et la nuit. Ce chien n’est pas n’importe qui ; son maître est le dernier prisonnier ! Il l’a suivit depuis le jour où les militaires sont venus le chercher dans son champ jusqu’à aujourd’hui. Lui aussi est abîmé par cette guerre aussi bien physiquement que mentalement mais sa loyauté, sa fidélité inconditionnelle à son maître le pousserons jusqu’à son épuisement total mettant en danger sa santé.

Le jeune juge parisien et militaire Lantier du Grez se déplace et s’installe à l’hôtel non loin de la caserne pour instruire cette dernière affaire avant de redevenir civil définitivement et retrouver sa famille à Paris.

Le juge va faire face à un prisonnier différent de ceux qu’il a pu côtoyer : celui-ci attend sa condamnation et il ne souhaite pas bénéficier de circonstances atténuantes alors qu’il a été décoré à la fin de la guerre en recevant la Légion d’Honneur.

Ce qui m’a plu dans cet ouvrage principalement est la manière dont le juge à travers ses actions démontre qu’il ne faut pas se fier à tout être humain distant, froid et obtus au premier abord mais il faut aller chercher sous la carapace ce qu’il y a de plus profond pour éviter de juger trop vite.

Ce qui m’a un peu déçu est la révélation de la raison de la condamnation qui m’a semblé être davantage une provocation qu’un acte irrépressible. Je n’en dirai pas plus pour ne pas casser la structure de cet ouvrage facile à lire et bien mené.

Tout lecteur  3/5  3 jours

Soyez le premier à commenter