Critique « Ce qu’il advint du sauvage blanc » de François Garde

Ce quil advint du sauvage blanc_François Garde

Ce quil advint du sauvage blanc_François Garde

Narcisse Pelletier, matelot de la géolette Saint-Paul et surnommé « Amglo » par les sauvages, a intégré le monde des navires à l’âge de quinze ans comme mousse puis comme matelot où il fut abandonné en 1844 sur une baie isolée d’Australie à l’âge de dix-huit ans. Il sera retrouvé dix-sept ans après, par hasard, par un navire anglais. Narcisse a beaucoup changé vivant comme les aborigènes nu, tatoué, parlant la langue locale et ayant oublié sa vie passée, ses us et coutumes de sa vie en France et maletot.

Le gouverneur de Sydney fait appel à plusieurs hommes providentiels dont chacun parle une langue différente afin d’identifier qu’elle fut la langue d’origine de ce sauvage blanc. Découvrant ses origines françaises, Octave de Vallombrun va l’aider à s’intégrer, à apprendre la vie civilisée et cela ira jusqu’à son raccompagnement en France.

Apprendre à partager, à parler, à faire confiance, à manger vont être les premiers pas de Narcisse mais les révélations sur son passé, soit dix-sept ans au contact des sauvages australiens, seront trop disparates au goût d’Octave. Comment aider cet ancien matelot à partager son vécu riche pour permettre aux scientifiques actuels (nous sommes au XIX ème siècle dans l’ouvrage) de mieux connaître le continent australien ?

 

Entre le continent australien et le voyage jusqu’en France D’Octave de Vallombrun et Narcisse Pelletier puis des voyages au cœur de notre pays, le lecteur voyage avec ses deux personnages principaux en juxtaposant la période d’adaptation de Narcisse Pelletier sur l’île où il a été laissé et la période où il rencontre à nouveau la civilisation et en particulier Octave de Vallombrun qui va le prendre sous son aile.

La lecture à deux vitesses de cet ouvrage avec deux périodes complètement différentes donnent un rythme au livre que j’ai dévoré jusqu’à la dernière page.

 

Inspiré d’une histoire vraie, « Ce qu’il advint du sauvage blanc » a été récompensé par huit prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman 2012.

 

Tout lecteur 3.5/5  2 semaines

3 Commentaires

  • Répondre février 6, 2015

    Deedoux

    J’ai beaucoup aimé ce livre aussi & je l’ai trouvé très très instructif. On y comprend mieux l’histoire de l’Australie et la naissance d’un pays. Bravo pour ton billet !

    • Répondre février 6, 2015

      Sandy

      Merci beaucoup ! Il est vrai que l’on découvre la naissance de l’Australie et la vision qu’en a la France à cette époque.

  • Répondre février 9, 2015

    Musy

    un livre magnifique, sorte de mélange entre Robinson Crusoé de Defoe, victor l’enfant sauvage de Delval et les enfants sauvages de Malson

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