Critique « Baise-moi » de Virginie Despentes

Baise-moi Virginie Despentes

Baise-moi Virginie Despentes

Sur les conseils d’un grand lecteur, j’ai décidé de lire le premier roman de Virginie Despentes, « Baise-moi » qui est paru en 1993. Le lecteur découvre dès le début du roman deux jeunes femmes, Manu (elle se prostitue pour survivre) et Nadine (elle tourne dans des films pornographiques), complètement perdus aussi bien sexuellement que dans leurs têtes et donc dans leur vie. Le début du roman se déroule dans la banlieue parisienne avant de mener le lecteur dans leur périple ou plus tôt leur fuite.

Tout bascule pour chacune d’elles le jour où elles commettent leur premier meurtre. Nadine qui ne supporte plus sa colocataire va l’étrangler et Manu, de son côté, va tirer sur un voyou du quartier qui avait tabassé et défiguré au vitriol son ami.

Manu et Nadine se rencontrent par hasard et leurs déceptions réciproques ainsi que cette expérience commune va les unir dans cette fuite à travers la France. Cette cavale va être meurtrière et violente aux extrêmes avec des meurtres en multiplication sans réel raison et des épisodes de beuveries et bien sûr l’omniprésence du sexe.

J’ai constaté que Virginie Despentes avait déjà son style d’écriture bien défini et une aisance pour faire supporter au lecteur la violence et le sexe à son paroxysme. Le découpage de ce bref roman est très structuré avec, en première partie, le quotidien de Manu et Nadine, puis, en deuxième partie, leur rencontre et la cavale à travers la France, pour finir, en troisième partie, le dénouement et la fin de ce voyage.

A travers ce roman, Virginie Despentes met en avant la fuite en avant de deux femmes qui sont en conflit avec la société. Le message de « Baise-moi » : si tu ne baises pas la société, c’est elle qui te baisera (cela ne vient pas de moi mais d’un résumé qui m’a également poussé à lire ce livre).

 

J’ai été déçue par la profondeur de l’ouvrage qui est une accumulation de faits et une escale de la violence gratuite sans réel intérêt.

 

Quel public ? Un lecteur ayant déjà lu des ouvrages de Virginie Despentes

Combien de temps pour le lire ? Trois jours

Quelle note ? 1/5

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