Critique Audio « Absolument débordée ou le paradoxe du fonctionnaire  » de Zoé Shepard

Absolument débordée de Zoé Shepard

Absolument débordée de Zoé Shepard

Avec Audible, ce mois-ci j’ai écouté un livre qui m’a fait bien rire « Absolument débordée ou le paradoxe du fonctionnaire  » de Zoé Shepard.

Livre que je reconnais être totalement léger et adapté à cette période estivale ! Zoé partage avec le lecteur la fin de son concours de fonctionnaire et sa première année dans une « petite mairie » en tant que « Chargée de mission auprès du Directeur Général des Affaires Internationales et Européennes ».

L’auteure, Zoé Shepard, a vite déchanté à peine arrivée dans ce milieu qu’elle avait idéalisé. Elle découvre un univers de copinerie, de partisans du moindre effort, d’incompétence où ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n’est jamais prise, où elle doit rédiger en dix jours des rapports qu’elle pourrait faire en quelques heures, de pots en tout genre, de séminaires de formation hors cible et des collègues et chefs débordés par les jeux en ligne et le choix des prochaines vacances.

Son titre comme celui de ses collègues ne possédent que le nom puisque la fiche de poste n’existe pas et qu’attention dans se service fourre-tout il ne faut pas trop avoir trop de travail.

Caricature de ce milieu avec des personnages hauts en couleur avec pour surnom « Coconne », « Simplet », « The Boss », « le Bizut » et des phrases types que l’on rencontre aussi dans le milieu professionnel du privé « je suis débordée » alors qu’ils travaillent 35 heures dans le mois. Zoé partage son vécu à travers cet ouvrage avec des anecdotes magiques.

Une mention spéciale pour Sophie Riffont qui est une oratrice exceptionnelle et qui rend se livre voluptueux ! Belle réussite pour Audible avec cet audio livre.

Deux extraits  choisi :

« Je commence à feuilleter le guide et manque de m’étrangler. Je sens tous mes chakras se refermer d’un coup et mes courbatures revenir en force.

Je dois me souvenir d’un mantra pour ne pas commencer à hyperventiler. Memento mori. « Souviens-toi que tu mourras. » Voilà qui devrait relativiser les choses.

— Monique…

— Oui ?

— Y a-t-il une raison particulière pour que tous les paragraphes du premier chapitre du guide commencent par « Alinéa » ?

— C’est ce que tu m’as dit de mettre ! proteste-t-elle, indignée.

Memento mori, memento mori, memento mori sans doute plus vite que prévu, même.

— Lorsque j’ai indiqué « alinéa », c’était pour que vous fassiez un alinéa, que vous décaliez légèrement la première ligne de chaque paragraphe, de façon à ce que le guide soit plus agréable à lire, plus aéré…

— Forcément, si tu codes tes instructions, soupire-t-elle. Et quand tu soulignes les mots, ça a une signification ?

Memento mori, memento mori, memento mori et ce sera sa faute.

— Ça signifie juste que vous devez corriger les fautes d’orthographe.

Monique avise le projet de guide quasiment intégralement souligné.

— Tu es quand même super-pointilleuse…, lâche-t-elle d’un ton lourd de sous-entendus avant de sortir de mon bureau. »

« – On a lu ta note et on s’accorde à dire qu’elle est déplorable.

– Puis-je savoir exactement ce qui ne vous convient pas dans cette note ? Comme aucun élément n’est barré..

– Mais tout la note est à barrer, elle est à refaire intégralement

– Je crois que tu n’as pas bien compris. Il faut la réécrire entièrement. Ce n’est ni fait ni à faire, la police utilisée à la mairie est de l’Arial 11 et tu as écrit en Times New Roman 12″

Quel public ? Vacancier en quête de légereté

 

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