Critique Agnès Ledig « Marie d’en haut »

Agnes Ledig_Marie d'en haut

Agnes Ledig_Marie d’en haut

Une jeune mère, Marie, agricultrice dans une ferme éloignée du village partage sa vie entre sa fille, Suzie, ses vaches et le fromage produit, ainsi qu’Antoine, jeune fermier louant une ferme voisine. Marie et Antoine sont l’exemple d’une très belle amitié qui sera nourri de rebondissements aussi bien pour eux que pour nous lecteur. L’arrivée d’un nouveau lieutenant de gendarmerie, Olivier, trente-huit ans ayant vécu près de vingt ans à Toulouse, va bouleverser la quiétude de ce village en Ariège.

Marie est une jeune femme qui se voue corps et arme à son métier, métier qui est un VRAI choix, afin d’oublier son rêve inabouti de rencontrer le prince charmant et de vieillir auprès de lui comme l’ont fait ses grands parents. Suzie, petite fille pleine de vie est très mature pour son âge, vie heureuse auprès de Marie. Albert, leur chien, est le gardien de la ferme et le compagnon de Marie lorsqu’elle s’occupe des vaches.

Antoine, jeune agriculteur ayant fuit sa famille qui le rejetait et ayant subi la méchanceté des hommes partage sa vie entre son métier d’agriculteur et « les filles » qu’il protège.

Olivier Delorme, jeune homme grand, costaud, triste et hostile qui a décidé d’être gendarme parce qu’il pouvait ainsi s’assurer de ramener un salaire tous les mois pour subvenir au besoin de Madeleine, possède une grotte cachée au fond de lui qui apportera son lot de surprise. Il vit seul avec une tristesse profonde sans avoir pu se construire et vivre heureux.

La rencontre des trois caractères va secouer les oreilles des vaches !

Un bel ouvrage qui se lit facilement et qui nous surprend par ses rebondissements : hé oui tout n’est pas cousu dès le début comme nous pourrions l’imaginer. Une belle leçon sur le jugement des personnes sans les connaître, sur la tolérance sur les différences de chaque personne (citadin/campagnard, sexe, caractère…), le besoin d’optimisme et d’ouverture aux autres pour être heureux.

L’expression « l’habit ne fait pas le moine » résume bien le fil conducteur.

 

Tout lecteur 3 / 5 1 semaine

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